A propos du nom

 

Le logo est formé par l’addition de trois fleurs de carlines acaules à différents stades d’éclosion, est ponctué par un bourdon butinant.

Dans ce graphisme simple, sont résumées l’ensemble des considérations qui ont guidé à l’établissement de la pépinière :
– la co-évolution et l’adaptation permanente des êtres vivants ;
– l’interdépendance des hommes, des plantes et des animaux, en termes de ressources et d’habitat ;
– la diffusion des savoirs et des savoir-faire.

La carline

Autant que je me souvienne, la carline (Carlina acaulis) est mon plus ancien souvenir d’étonnement botanique. Je devais avoir 2 ou 3 ans, et j’observais avec étonnement cette fleur sèche en forme de soleil sur la porte de l’étable de mon grand-père.

C’est devenu avec le temps le symbole des cette campagne des Grands Causses, des premières chaleurs méditerranéennes, de la capacité d’adaptation des plantes.

Ce symbole s’est chargé de significations supplémentaires lorsqu’il m’a fallu donner un nom à cette entreprise. La carline, une fois séchée, sert de baromètre à qui l’observe : elle s’ouvre plus ou moins en fonction de l’humidité de l’air ; un exemple d’usage culturel des plantes qui plaît à Pierre Lieuthagui.

C’est également une plante impossible à cultiver en pépinière, un comble ! J’y vois une allégorie des enjeux agricoles d’aujourd’hui : accepter de ne pas pouvoir tout maîtriser et accompagner la nature plutôt que d’imposer avec force son rythme et ses envies. A la manière de Gérard Ducerf, on peut encore penser que cette plante inféodée aux milieux extrêmement appauvris représente “les biotopes de reconquête qu’il nous faut aujourd’hui préserver pour pouvoir ensemencer demain les immenses déserts qui seront laissés derrière l’agriculture destructrice”.